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Conseils toiture

Préparer sa toiture avant les pluies d’automne : la check-list

Les vérifications à faire en fin d’été pour que votre toit encaisse les grosses pluies sans mauvaise surprise.

Publié le 20 septembre 2026 · Couvreur Évenos Joseph

Dans le Var, l’automne n’a rien d’une saison douce pour les toitures. Après des mois de sécheresse et de soleil, les premiers épisodes méditerranéens peuvent déverser en quelques heures l’équivalent de plusieurs semaines de pluie. Les gouttières pleines d’aiguilles de pin débordent, une tuile déplacée par le mistral de l’été laisse passer l’eau, un solin fissuré par la chaleur cède. La plupart de ces désordres se préviennent facilement si l’on s’y prend en septembre, avant les grosses pluies. Voici la check-list que nous suivons, et ce que vous pouvez vérifier vous-même depuis le sol.

Pourquoi septembre est le bon moment

L’été méditerranéen use les toitures sans que cela se voie. Les tuiles et les mortiers subissent de gros écarts de température entre le jour et la nuit, les joints souples durcissent, les membranes de toit plat se dessèchent. Les coups de mistral déplacent des tuiles de quelques centimètres, et les pins perdent une partie de leurs aiguilles, qui s’accumulent dans les gouttières et les noues.

Tant qu’il ne pleut pas, rien ne trahit ces petits défauts. Le premier orage les révèle tous en même temps, souvent la nuit, quand il est impossible d’intervenir. Faire le point en septembre, par temps sec, permet de corriger calmement ce qui doit l’être, au lieu de gérer une urgence en pleine tourmente, à un moment où tous les couvreurs sont débordés.

Gouttières, descentes et noues

C’est le premier poste à vérifier, et le plus souvent en cause lors des débordements d’automne :

  • vider les gouttières des feuilles, aiguilles, mousses et dépôts de terre ;
  • vérifier que les descentes ne sont pas bouchées, en particulier aux coudes et au raccord avec le réseau au sol ;
  • contrôler les crochets et la pente, pour que l’eau ne stagne pas dans un creux ;
  • dégager les noues, ces angles rentrants entre deux pans où les débris s’accumulent ;
  • poser des grilles ou crépines en tête de descente si des arbres surplombent la maison.

Une gouttière qui déborde ne provoque pas seulement des coulées sur la façade : l’eau peut refluer sous les tuiles de bas de pente, mouiller le haut des murs et les bois de rive. Si vous n’avez pas d’accès sûr, confiez ce travail à un professionnel.

Contrôle du faîtage et de l’habillage de cheminée avant les pluies d’automne

Tuiles, faîtage et rives

Depuis le sol, avec une paire de jumelles, observez la couverture. Cherchez les tuiles décalées, cassées ou manquantes, les alignements irréguliers, les zones où le mortier du faîtage manque ou s’est fendu. Sur les tuiles canal, regardez si des tuiles de couvert ont glissé. Sur les pavillons en tuiles mécaniques, repérez les tuiles soulevées en bordure, là où le vent a le plus de prise.

Les rives, en bord de pignon, et les génoises des maisons anciennes méritent aussi un coup d’œil : un élément descellé peut tomber lors d’une rafale et laisser l’eau entrer dans la maçonnerie.

Profitez-en pour repérer les mousses et lichens, surtout sur les versants nord ou à l’ombre des pins. En petite quantité, ils ne posent pas de problème immédiat. En couche épaisse, ils retiennent l’eau, ralentissent son écoulement et finissent dans les gouttières, qu’ils bouchent. Un démoussage se programme plutôt hors des périodes de pluie, et septembre s’y prête bien si la couverture est très chargée.

Solins, cheminée et fenêtres de toit

Tous les points où la toiture rencontre un autre élément sont des zones sensibles : pied de cheminée, mur mitoyen plus haut, jonction avec une extension, sorties de ventilation, fenêtres de toit. Les solins au mortier se fissurent avec le temps, les bandes métalliques se décollent, les joints souples craquent au soleil.

Pour les fenêtres de toit, nettoyez la partie haute du raccord, où les aiguilles s’accumulent, et vérifiez les joints de l’ouvrant. Si vous avez déjà constaté des traces, notre article Velux qui fuit : d’où vient le problème ? vous aidera à orienter le diagnostic.

Toit plat, arbres et combles

Sur un toit plat ou une terrasse, dégagez les évacuations et les trop-pleins, retirez la végétation et les dépôts, et regardez l’état des relevés le long des murs. C’est là que se situent la plupart des fuites, comme nous l’expliquons dans l’article sur les causes de fuite d’un toit plat.

Autour de la maison, faites élaguer les branches qui touchent ou surplombent la toiture. Elles frottent sur les tuiles par vent fort, remplissent les gouttières et peuvent casser lors d’un orage. L’entretien de la végétation autour des habitations fait aussi partie des obligations de débroussaillement dans les zones exposées au risque incendie, nombreuses dans la garrigue autour d’Évenos.

Enfin, si vos combles sont accessibles, montez-y avec une lampe après la première vraie pluie. Des traces fraîches sur les bois, un isolant mouillé ou une lumière du jour visible entre les tuiles sont des signaux à traiter sans attendre.

Ce qu’il vaut mieux laisser à un couvreur

Beaucoup de ces vérifications se font depuis le sol ou une fenêtre. En revanche, monter sur un toit en pente, surtout couvert de tuiles canal glissantes, reste dangereux sans équipement. Le remplacement de tuiles, la reprise d’un faîtage ou d’un solin et le nettoyage de gouttières en hauteur sont des tâches de professionnel. Une visite de contrôle en fin d’été prend peu de temps et permet de repartir pour l’hiver avec une toiture vérifiée, photos à l’appui.

Programmer votre contrôle d’automne

Couvreur Évenos Joseph réalise ces vérifications sur Évenos et l’ouest toulonnais, et vous indique clairement ce qui doit être fait maintenant et ce qui peut attendre.

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